20.01.2009
Les travers du 2.0
Ca fait un moment que ça m'agace et que ca me démange. Je ne vais pas aller dans le sens du « tout est MERveilleux ! Tout est eXTRAOOOOrdinaire ! Comme le monde sera meilleur avec le web 2.0, avant c »était la préhistoire, MAINTENAAAANT c'est GENIAAAAL » [décryptage il y a des ayatollahs du web 2.0 qui sont de plus en plus too much!]
Bon ! Jamais des technologies ou des outils n'ont rendu le monde meilleur ou plutôt les humains moins guerriers. Non, ni l'électricité, ni le téléphone, ni le train, ni l'iphone ni la wii (il en faut pour les geeks aussi) mais le monde existait bien avant le numérique et j'aimerais qu'il existe encore longtemps.
Depuis des lustres, vendre des idées, des conseils oups du conseil, de la matière grise, ce n'est pas toujours facile, enfin en période de croissance; on y arrive encore. Là en période, très forte récession, ca va être très très dur.
Alors bon sang ! Que les « instances » et autres « agences » qui sont sensées nous aider à faire avancer les TIC (je déteste toujours plus ce mot qui est vraiment immonde, mais si je veux que nos « fonctionnaires suivent.... où ceux payer par nos taxes, ce qui est pareil », je préfère dire le numérique au sens large), nous aident plutot à faire du business et à passer cette période compliquée que de toujours proposer du bénévolat, du gratuit, de la webscholl.... Chaque fois, vous les prestataires, les spécialistes donner du temps, faites de la formation gratuites (çà sera bon pour mon avancement, pour mon agence.... pour vous c'est pas grave, si vous crevez y aura toujours des nouveux pour s'y recoller et croire à nos mirages) animées par des bénévoles corvéables à merci et en plus passionnés... Ils ont qu'à prendre des stagiaires (ah ! Ils en ont déjà, et depuis longtemps.... oui c'est vrai). Ces même instance vont bientôt prendre n'importe qui sous prétexte que c'est gratuit, d'autre part ils vont vous faire de grands discours sur la qualité.... Pourquoi travailler dans les TIC et le Web 2.0 veut dire tout gratuit ? [parce que nous ne mangeons pas, ne vivons pas, ne payons pas de charges, sommes uniquement des rigolos.....?]
Bon pour faire court, pourquoi quand on vulgarise, rend accessible, évangélise on devrait le faire gratuitement ?
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la vulgarisation c'est tellement simple (qu'ils essaient de le faire pour se tester devant de 8 - 12 ans, on va voir si ils sont bons et si c'est facile ou devant 500 de la distribution)
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la pédagogie, ben c'est facile tout le monde peu le faire (j'ai dit pédagogie, pas des cours chaints et incomprhéensibles, avec des objectifs, une validation des messages.....)
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synthétiser, rendre un message clair et compréhensible tout le monde sait le faire facilement (que ceux qui demande d'animer ce type d'atelier ou de webschool nous montre. Qu'ils le fassent, qu'ils ne soient pas payer pour cela (qu'ils prennent de vacances pour cela) et que l'on compare nos évaluations et les leurs. C'est simple, facile, traçable et ca va dans la démarche qualité.
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gratuit = n'a pas de valeur – un vieil adage. Et en faisant du tout gratuit est ce que nous allons faire augmenter le panier moyen de notre filière, séduire les jeunes, aider à la réinsertion de tous ?
Ca fait 30 ans que je vulgarise des technologies, des usages et des bonnes pratiques. C'est sans doute pour çà que ce ne mérite pas salaire ?
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Après que ce soit gratuit pour certains auditeurs, je suis d'accord, mais il faut bien que quelqu'un paie pour le 'cours' même si ca semble facile, il a fallut des années d'expériences (oui avec un S) avant de pouvoir prendre de la hauteur et vulgariser pour un décideur, un directeur fonctionnel, mme Michu ou ses enfants
Je sais que je ne suis pas dans l'air du temps du politiquement correct. Je donne beaucoup de mon temps pour de nombreuses causes. Celle du 2.0 peut être mais pas pour des instances dont c'est le métiers et qui vampirisent notre filière... Non.
18:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coup de gueule, webscholl, gratuit, cci, on se moque de qui, assez




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Commentaires
Je comprend très bien ton discours, notamment la partie sur les "stagiaires" pour la bonne raison que je vois ca régulièrement. Par contre, je pense que même si les institutions publiques ne prennent pas la mesure de la valeur de vous autres consultants et préfère choisir un "de stagiaire incompétent mais gratuit", au final, une entreprise qui à une obligation de résultat choisira toujours un consultant réputé, pour sa garantie et sa qualité.
J'élude une partie du problème que tu évoques mais je n'en suis pas assé conscient pour y répondre.
Ecrit par : simon G | 20.01.2009
Complètement d'accord avec toi Pascal.
Je le répète sans cesse :
'Ce qui n'a pas de prix n'a pas de valeur...'
Toute prestation de 'service' et 'd'intelligence' doit avoir une contrepartie financière, surtout de la part des professionnels de la profession, et surtout en ce moment...
Ecrit par : Proxilog | 20.01.2009
Salut Pascal,
Je réponds à une partie de ton post concernant la Webschool directement sur http://blogdebourgogne.wordpress.com/2009/01/19/une-webschool-a-dijon/
Pour le reste qui est très intéressant, je prend un peu plus de temps (j'ai aussi mes autres actions bénévoles à faire avancer ;) )
Grégory
Ecrit par : Grégory | 20.01.2009
Hello Pascal (et tous),
A la fois d'accord et pas d'accord avec toi ! Pour schématiser rapidement :
- D'accord sur le fait que le temps passé par des professionnels à expliquer et "vulgariser" a un coût.
- Mais pas d'accord sur le fait que tout doit se monnayer. D'abord parce que certaines participations bénévoles peuvent déboucher sur des contrats (elles sont donc bénéfiques aux bénévoles, y compris en termes de notoriété et de recherche de prospects). Ensuite parce que le monde des affaires est ainsi fait que "on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre" : il faut donc d'abord faire comprendre à des prospects l'intérêt d'une prestation (surtout quand elle est novatrice) avant de pouvoir les décider. En tant que consommatrice, je me renseigne d'abord (gratuitement) sur un produit avant de l'acheter et je n'envisagerais pas de payer ce conseil. Enfin, parce que je pense que l'on peut trouver un positionnement qui scinde l'aspect "vulgarisation" (éventuellement gratuit, ou bien rémunéré par un collectif dans un but de professionnalisation et de partage de bonnes pratiques au bénéfice d'une communauté) de l'aspect "étude personnalisée" (payante).
A ta disposition pour en reparler plus longuement si tu le souhaites ! Bises
Ecrit par : KT | 21.01.2009
merci Karine pour ton message.
Tu sais je sais tres bien comment ca marche. Je donne beaucoup mais je choisi quand et comment je donne.
J'attire encore une fois l'atention de sur :
- pour des professionnels institutions, collectivités, entreprises... il n'est pas forcément nécessaire de faire du tout gratuit. Sous le seul prétexte que les services et la matière grise lié à Internet, est trop souvent dévalorisée voir "ridiculisée".
A tous regarder les commentaires sur FB ce qui me rassure c'est que je ne suis pas seul à constater çà, et dans toutes es régions françaises.
Il me semble aussi que certaines CCI ne se privent pas de monter des produits et des marques en utilisant les bénévoles à outrance. Sous le prétextes, a vous de faire du business par la suite...... l'exercice a ses limites.
Ecrit par : pminguet | 21.01.2009
J'essaye de répondre à ton billet comme je peux, comme c'est long, j'ai posté ça sur mon blog ;)
http://blog.martiusweb.net/index.php?2009/02/13/254-web-gratuit-et-mdiocrit
Ecrit par : Martius | 13.02.2009
Bonjour à tous.
Je n'ai pas encore étudié ce projet de webschool, mais sur le débat sur la gratuité du conseil, je pense qu'il est en effet très ancien.
Pour faire simple et court, le conseil que l'on est prêt à payer, ce n'est pas la vulgarisation, mais ce qui s'applique directement à sa problématique personnelle.
Pour choisir mon conseil, je vais me tourner vers celui que ceux en qui j'ai confiance me recommanderont, ou vers celui dont les ouvrages, gratuits ou payants, les conférences, gratuites ou payantes, m'aurons permis de distinguer.
Quand aux instances dont parle Pascal, il me semble qu'elles ont deux objectifs : contribuer au développement économique du territoire qu'elles couvrent, et de favoriser les intervenants qui y exercent. En les mettant en valeur lors des événements qu'elles organisent, elles peuvent prétendre atteindre l'un et l'autre.
A bientôt, sur le BarCamp Dijon#3...gratuit.
Ecrit par : Emmanuel | 15.02.2009
Pourquoi vouloir théoriser dans un sens ou dans l'autre, du tout gratuit ou du tout payant ?
Nous sommes dans un marché de libre concurrence, le client tranche.
Si le fournisseur a un business model qui lui permet de vivre avec un certain niveau de prestations gratuites, qu'il le fasse. S'il a des rentrées sur une autre activité qu'il veut faire de l'évangélisation, qu'il le fasse (çà se rapproche du mécénat non?). S'il veut faire de la marge sur des actions de conseils, qu'il élève son niveau de compétence et qu'il le fasse. Dans tous les cas, c'est la rencontre du client et sa satisfaction qui fait que l'une ou l'autre des approches va fonctionner sur le long terme.
Je ne crois pas du tout qu'il est besoin d'établir un dogme en la matière ...
my 2 cents
JM
Ecrit par : jm | 20.02.2009
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